Dans l’article « du féminisme et du postmoderne », Denisa-Adriana Oprea met en évidence trois époques dans le mouvement féministe par trois vagues successives entre les années 60 et aujourd’hui. La première vague  apparaît vers les années 60, l’apparition du planning familiale en 1967, pour se prolonger par les luttes des années 70 autour, entre autres, de l’IVG et du divorce. La deuxième vague se soulève au tournant des années 80. Le mouvement se transforme « en une pratique et en une idéologie respectueuses de l’individualité des « femmes » « . Le féminisme serait rentrée dans une phase d’institutionnalisation ; sous le gouvernement socialiste existe un ministère des droits de la femme, les women studies consolident leur position au sein de l’Université. Une nouvelle idéologie s’imbrique à celui de la première vague qui a modifié d’une manière ou d’une autre les relations hommes-femmes. La troisième vague, à partir des années 90, s’appuie sur le champ du postmodern. Un postféminisme serait en train de se dessiner. Pour aller dans le courant de cette troisième vague et de ce postféminisme, l’Etat français lance « une troisième génération des droits des femmes ». Le Comité Interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes définit 6 objectifs majeurs. Pour ce qui concerne le champ de l’Education, un programme « ABCD de l’égalité » pour les élèves des cycles 2 et 3 (grande section de maternelle au CM2) sera créé. Il sera développé durant l’année scolaire 2012-2013 et mis en œuvre dans cinq académies à la rentrée 2013. voir le site